Cette année, une nouvelle « matière » a vu le jour dans les emplois du temps des classes de Seconde : la co-intervention. Il s’agit de faire travailler ensemble des enseignants de matières professionnelles et générales autour d’un thème commun et qui permette de traiter les compétences et savoirs des programmes.

En Seconde BAC Pro Constructeur Bois, nous avons commencé l’année par un travail sur les déchets du Bâtiment, du Bois, les déchets que nous produisions l’atelier et la façon dont nous les traitions. Voici quelques aspects de ce que nous avons découvert ensemble…

Gaëlle Gouzien, Loïg Herry et Gaëtan Martin

Les déchets dans le bâtiment

Secteur du bâtiment et production de déchets.

Quand on construit quelque chose il nous reste un résidu que l’on ne peut plus utiliser ou abandonner à la fin d’un processus de production, c’est un déchet. Certains déchets sont recyclables et on va devoir les classer selon la dangerosité pour l’environnement.

En France les métiers du bâtiment rejettent environ 40 millions de tonnes de déchets tous les ans. En comparaison, c’est plus que toutes les poubelles de France !

Les déchets sont triés en 3 catégories de dangerosité : les déchets dangereux, les déchets banals et les déchets inertes.

Goulwen et Leevan

Le tri sur chantier.

  • Les déchets industriels banals ne se détériorent pas et sont difficiles à détruire. (ex : le plastique, le polystyrène, des métaux…)
  • Les déchets industriels dangereux présentent un danger pour la santé humaine ou l’environnement. (ex : la peinture, le bois traité…)
  • Les déchets inertes se détériorent et ne sont pas dangereux, mais ne sont pas considérés comme ordures ménagères. (ex : du gravât, le béton, de la terre…)

La loi n’oblige pas à trier mais pour les entreprises ça leur rapporte plus d’argent (à la déchetterie, on facturera l’ensemble non trié au prix du déchet le plus cher) et ça évite le gaspillage de déchet recyclables.

Thibaut

Quels déchets peut-on trouver dans l’atelier bois de Pleyben ?

Il y a deux types de bois qui sont triés de manière différente : le bois massif est valorisé alors que le bois reconstitué est jeté.

On produit aussi des déchets nocifs ou dangereux pour la santé ou l’environnement, ils sont récupérés dans une poubelle spéciale.

On produit aussi d’autres types de déchets comme le carton, les métaux et les plastiques. Ces différents déchets sont triés et stockés de manières différentes, une poubelle est mise à disposition pour chaque déchet.

Enfin, il y a les balayures : ce sont les poussières et des petits déchets qui tombent au sol et qui sont ramassés dans les poubelles spéciales. Comme on en produit constamment, on a disposé une poubelle dans chaque zone de l’atelier bois : menuiserie, charpente, CAP agenceur et GRETA. Ce type de déchet de bois pose un problème car il certaines chutes de bois sont trop grosses pour ces poubelles, alors la solution qu’on a proposée est d’installer un tamis sur la poubelle, pour garder les chutes de plus de 3 cm, le reste étant des balayures et tombant dans la poubelle.

Tristan et Quentin

Quelques idées pour améliorer la signalétique du tri.

On a choisi de mettre des pictogrammes plutôt que les mots, car c’est plus facile à comprendre, certains élèves du lycée ne parlant pas bien le français. M.Herry avait plastifié des pancartes pour montrer quel déchet va dans quelle poubelle.

Nous avons placé ces pictogrammes dans le magasin pour les palettes. Dans la zone de tri de l’atelier bois, nous avons installé des pancartes : celle des métaux, du bois sur les caisses roulantes, du bois traité, des colles, du silicone, du plastique.

Léo

La visite de la déchetterie.

Le mercredi 16 octobre, nous sommes allés visiter la déchetterie du Péren à Châteaulin avec M. Herry, M. Martin et Mme Pagès. Nous ne sommes pas allés à celle de Pleyben car elle est en travaux pour être mise aux normes. Certains bois ne sont pas aux mêmes endroits, par exemple l’agglomérée ne peut pas aller à l’incinérateur pareil pour le lamellé collé car ce bois contient des produits toxiques. Certains objets, comme le mobilier, sont donnés à la filière éco-mobilier qui les revend ou les rénove afin qu’ils soient réutilisés. Ils peuvent être en bois ou d’autres matières.

Voici quelques photos de la sortie : 1 : Les déchets dangereux pour l’environnement (ex : colle, batterie, huile…) sont stockés à part.

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2 : Voici les emplacements prévus pour les gravats et les matériaux inertes.

3 : La responsable nous présente les pictogrammes pour les déchets électroménagers (froid, écrans…)

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4 : Nous avons ramené de l’atelier différents déchets de bois (Douglas, lamellé-collé, aggloméré) pour voir où ils allaient être triés.

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Ewan et Kylian

La valorisation des déchets de bois.

La valorisation d’un déchet de bois est l’action de recycler ou transformer ces déchets. Les bois de classe A (bois non traités) proviennent des sous-produits de la modification des bois bruts, des bois secs non-traités et non peints, de palettes, de cagettes par exemple.

Les bois de classe B ou AB (bois non-traités et non-dangereux) proviennent des produits comme des portes, armoires, des bois de démolition (comme des vieilles charpentes), des panneaux, de vieux meubles ou fenêtres.

Ces différents bois sont valorisés de 2 façons :

  • la valorisation matière et organique : réutilisation en palette après réparation, ou transformation en matières premières pour la fabrication de panneaux de particules, de pâte à papier, le paillage, le compostage…
  • la valorisation énergétique en chaufferie collective ou incinération avec récupération d’énergie.

Enfin, les bois de classe C (bois traités, dangereux) proviennent de produits auto clavés, ou encore traités à la créosote, produit toxique et cancérigène, comme les traverses de chemin de fer par exemple. Ces bois ne peuvent pas être recyclés ou valorisés : ils sont incinérés dans des installations spécifiques.

Victor et Yanis

La valorisation au lycée de Pleyben.

Une partie des déchets de bois est valorisée grâce à la machine à bûchettes densifiées. Pour commencer un système d’aspiration centralisé est mis en place dans la salle des machines pour aspirer les copeaux ou les poussières issus des différentes machines (cela évite une salle des machines sale et la respiration des poussières). Ensuite, tous les copeaux et poussières forment un bûchette solide sans rajout (colle ou autre…) grâce à une compression très forte qui fait que les copeaux s’entremêlent. Les bûchettes peuvent finalement être vendues à des particuliers pour alimenter leur poêle à bois.

Les avantages et les limites de cette solution :

Ce qui est positif, c’est que les copeaux de bois sont recyclés et prennent donc moins de place dans la salle des machines. En plus, les bûchettes sont pratiques pour chauffer (une petite quantité suffit, ça dépend de la qualité du poêle). Enfin, cela rapporte aussi de l’argent au lycée.

Après avoir disséqué des bûchettes, nous avons trouvé une limite à ce recyclage : on a trouvé des colles et des bouts de plastique (venant du stratifié), et aussi du bois traité. Il n’y a donc pas 100 % de bois à l’intérieur des bûchettes et les brûler n’est pas complètement écologique.

Titouan et Neil